Cordillière blanche - Pérou

Accès: Lima - Huaraz (8-10 heures en bus)

On y était en juillet, c'était pas mal pour les conditions. Je crois que juin c'est encore mieux, aout ca commence à être un peu sec.

Topo: The andes - A guide for climber (J.Biggar) il y a tous les classiques, c'est pas mal fait
Depuis est sorti un bouquin chez Glénat (Sommets incas) ca doit bien faire l'affaire

Pour le logement on était allé à Casa Sucre - ca existe toujours (!) et même dans les routard / lonely planet, par contre pas de mail. A voir sur place, on avait pas été trop décu.
Le gars se fait passer pour un guide - peut être bien que oui - mais en ayant vu en action, c'est plus risqué d'en prendre un que de rester autonome (on avait du en secourir un qui s'était planté un crampon dans le mollet en se cassant la figure dans la Garganta au Husacaran...)

On trouve pas mal de matos a Huaraz (finalement plus qu'a Mendoza ou à Kashgar vu que les gens qui viennent à Huaraz ont du matos de montagne alors que pour l'Aconcagua ou le Mustagh Ata il n'y a pas besoin de grand chose)
Donc moyen de trouver des broches / crampons... pas forcément de la bonne qualité mais pas trop cher

Ishinca (5530m)
Bon sommet d'acclimatation qui met dans l'ambiance
Accès: Huaraz -> Pitec -> Avant Pitec remonter la Quebrada de Qujup
Camp de base à 4300, qui est commun si on veut faire l'Urus (dans le même registre de difficulté) ou le Tocclaraju
Il existe un refuge mais le coin est tellement sympa, ca serait dommage de ne pas planter la tente
Intérêt: *

Tocclaraju (6032m)
Même camp de base que l'Ishinca. Nécessite un camp d'altitude (5100m) Forcément pour notre première nuit au dessus de 5000m, on chope le mauvais temps.
En fait on s'est arrété 30m sous le sommet (sommet sacré... non, juste qu'il y avait une rimaye bien craignos pour prendre pied sur l'arête finale)
Intérêt: **

Alpamayo - Voie Ferrari (5947m)
Accès: Huaraz -> Cashapampa
En deux jours de super belles randonnées (con que je retrouve pas les photos), atteindre le camp de base (4300m). Verdoyant avec des arbres, on est bien loin des fond de moraine austères genre Aconcagua ou Mustagh Ata
Une journée de transition pour arriver pour arriver au col de la Garganta à 5400m (camp 1), rando glaciaire ou faut quand même bien se méfier eds crevasses.  Du camp 1, vue magique sur l'Alpamayo.
De là on atteint la rimaye en 2-3 heures puis c'est 400m de ice-flute, couloir à 45-50° avec deux dernières longueurs plus raides (65-70°)
Relais sur pieux à neige qui sont en place et descente en rappel dans la voie (ca vaut le coup de prendre un ou deux pieux a neige des fois que les relais soient pas tous équipés, mais vu la fréquentation doit pas y avoir trop de problèmes)
Incontestablement une des plus belles montagnes du monde. On devait être une dizaine le jour ou on y est allé, par contre personne dans la directe francaise un peu plus a droite, un peu plus raide et un peu plus longue
Intérêt: ****
L'alpamayo 3
Alpamayo vu du camp 1
L'Alpamayo


La voie Ferrari vu de la rimaye, ca écrase un peu pris comme ca...

au sommet de l'Alpamayo

 

début de la descente

Sortie de la voie Ferrari

Huascaran (6768m)
Accès: Huaraz -> Musho
Camp de base facilement atteignable en une demi journée (4200m) Possibilité de faire un camp de base avancé sur la moraine à 4900m juste avant le glacier
Rando glacière jusqu'au camp 1 (5400m), puis passage de la Garganta - des séracs monstrueux si ils existent encore ... Ayant attrapé froid la nuit d'avant, l'aventure se termine à 5800m et c'est retour à Huaraz pour se requinquer.
En tout cas, ca a pu permetter de jeter un oeil sur le fameux "Escudo" la grande pente qui même droit au sommet en évitant la Garganta - donc une directe du camp 1 (5400rpm) au sommet (6768m) avec 700-800m a 55-60°, ca sent la grande course... mais ca a vraiment l'air magique. Ca donne en tout cas vraiment envie d'y retourner
Intérêt: ? (pas allé très loin pour pouvoir réellement juger)

Entre le camp de base et le camp 1

Huascaran vu du camp 1. L'escudo est droit en face, la Garganta à gauche

Camp 1

HIssage du sac dans la Garganta (pas de corde fixe quand on était passé)


Merci à Denis Crabières (Montagnes de la terre) pour le prêt du matos (doudoune, sac de couchage...) même si c'était parfois un poil light...
 

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